Devant la complexité croissante du système d’exploitation Windows, des logiciels applicatifs de plus en plus lourds, des nouveaux périphériques numériques et enfin des virus informatiques , il est absolument nécessaire que les techniciens informatiques disposent d’une qualification élevée. Diplômés BAC + 2, les techniciens doivent avoir une bonne expérience du dépannage à domicile pour effectuer le travail de manière rapide et efficace. De plus il est important de comprendre la langue de Shakspeare car la solution de certains problèmes se trouvent en général sur les sites internet anglo-saxons des constructeurs de matériels et éditeurs de logiciels.

6 commentaires à “Les techniciens informatiques”

  1. Jérôme says:

    Bonjour,
    Je souhaiterai réagir sur ce billet qui ne me semble pas tout à fait objectif : Pourquoi et comment différencier un technicien informatique ayant suivis des études pour par rapport à une personne formé “sur le tas” qui pratique depuis plus de dix ans l’informatique, et de surcroît passionné de technologie ?
    Je crois qu’il faut sortir réellement de ce système de “paperasse”, car la qualité de la prestation ne dépend pas à mon avis du niveau d’étude, mais de l’expérience et de la méthode d’approche du technicien.
    Je suis cette deuxième personne énoncée, je n’ai que le bac (commercial), et je pratique assidûment l’informatique (pas du dimanche) depuis l’âge de 13 ans (j’en ai maintenant 25) : Suis-je pour autant moins compétent qu’un technicien titulaire d’un BTS ? J’en doute fort, et je dirais même plus que l’ont me mette au défit !
    Je pense qu’il est grand temps en France d’en venir aux méthodes américaines. “Je m’en fous de ton diplôme, je vais te faire passer un test, ce qui m’intéresse c’est une seule chose : Tu es capable de le faire ou non”, voilà les paroles de mon ex employeur avant que je soit embauché chez lui. Sa méthode ? Il l’a apprise lors de ses études aux Etats-Unis, et oui…
    D’autres personnes sont-elles d’accord avec moi ? Qu’en pensez-vous ?

  2. Bouarfa says:

    > Jérome
    L’exception confirme la règle.
    Et votre réaction est tout à fait normale car elle montre votre pugnacité dans la défense de votre savoir faire. C’est une bonne chose et c’est la caractéristique de tout autodidacte.
    Dans un environnement de plus en plus concurrenciel, la qualité de la prestation au niveau technique ne suffit plus, aussi le technicien doit se comporter comme un ambassadeur d’autant plus que nos services s’effectuent au domicile du client. Il doit pouvoir aussi discuter avec le client de sujets autres que l’informatique: économie, société, sport …
    Nous recevons des cv de chauffeurs livreurs et de patissiers qui ont semble-il des compétences dans le domaine du dépannage informatique. Je le répète le métier de technicien informatique est un métier à part entière.
    Il y a aussi beaucoup trop de bidouilleurs dans ce domaine pour que nous ne demandions pas un niveau BAC + 2 qui est le cursus normal du technicien.
    Cependant, nous proposerons toujours une place à un technicien autodidate qui aura fait la preuve de sa capacité à assumer les fonctions techniques et relationnelles de ce poste dans ses différentes expériences professionnelles.

  3. Guillaume says:

    J’arrive sur ce post sûrement un peut tard, mais je n’ai découvert ce blog qu’hier.
    Je souhaiterais moi aussi réagir, au même titre que Jérôme :
    Je suis autodidacte, et n’ai même pas le bac. Passionné d’informatique depuis que je sais lire, j’ai commencé à bidouiller mes premiers PC à l’âge de 5 ans !
    Cependant, quand il s’est agi de me faire embaucher, je me voyais toujours répondre par les employeurs potentiels :
    “Nous préférons quelqu’un ayant un BTS en informatique…”
    J’ai personnellement deux amis qui ont en poche un BTS en informatique… Et le bilan n’est pas glorieux ! Ces personnes ont passé leur temps à étudier sur Windows NT, ne connaissent ni Linux, ni Unix, et à peine les autres Windows !
    Ils ne savent pas intervenir dans la base de registre Windows, ni récupérer des données perdues, ni accéder à des dossiers protégés… bref, ils ne savent pas entretenir un PC.
    Désespéré, j’ai fait une formation de “Technicien Administrateur Réseaux” à Aries, un centre de formation privé, pour au moins avoir un petit diplôme a faire valoir… et j’en suis sorti major de ma promotion.
    A coté de ça, mes deux amis qui on fait des BTS informatiques option “administrateur réseaux” savent à peine installer un réseau sous XP avec le logiciel de configuration automatique, et pour finir, j’ai du me déplacer pour leur installer un petit serveur OpenBSD (Unix). Pourtant, l’un des deux a eu une mention Bien avec son diplôme…
    Je ne comprends pas pourquoi, en France, les diplômes sont tellement reconnus alors que les formations sont d’aussi piètre qualité ; ce qui, de plus, et une volonté de l’état ! Pour illustrer cela, il suffit simplement de prendre comme exemple la formation que j’ai effectuée à Aries : le rectorat a refusé de la reconnaître car, selon eu, elle était trop qualifiante !
    Et dans tout cela, seul les particuliers me font confiance, en me confiant l’installation et l’entretient de leur machines, ainsi que leur formation pour qu’ils puissent tirer pleinement partie de leur acquisition. Mais les revenus que je génère ainsi sont bien trop aléatoire pour que je me permette d’en faire une activité à plein temps. Je n’ai donc plus qu’a attendre qu’une entreprise sorte de ses préjugés et me donne ma chance pour que je puisse me faire une première vraie expérience professionnelle dans le domaine, ce qui en France, n’est pas gagné. Mais j’ai cependant bon espoir qu’un jour, un vent de lucidité traversera le pays et que les employeurs se rendront compte qu’il leur serra plus rentable d’embaucher des gens compétent, quelque soit leur diplôme, quitte à devoir fréquemment user des périodes d’essai pour éliminer les incompétents, plutôt que de prendre des personnes sur-diplomé sachant à peine ou se trouve la touche “ON” de leur bécane.
    Guillaume

  4. florent says:

    En fait il y a deux problèmes : le fait qu’en France les employeurs regardent davantage la qualification que l’expérience et le fait que l’Education nationale a du mal à proposer des formations adaptées à la réalité du marché du travail.

  5. Stéphane C says:

    Bonjour,
    Je suis un technicien de maintenance actuellement demandeur d’emploi. Je pratique l’informatique depuis 1987 et j’ai été technicien pendant 15 ans au sein d’une société de maintenance informatique bancaire. J’ai connu les années lignes de commande ou il n’y avait même pas de souris pour dialoguer avec un OS. Je n’ai pas eu la chance d’avoir un diplôme BAC+2, je n’ai qu’un BEP électrotechnique. Donc je ne suis pas du tout d’accord avec le fait qu’un technicien BAC+2 sera plus compétent qu’un technicien qui a roulé pendant plus de 10 ans dans ce domaine.
    Je mets au défi un technicien avec un diplôme BAC+2 et certains ingénieurs informatique (certains se prétendent…) sur Linux ou XP si vous voulez,tout celà sans me surestimer car je suis de nature modeste. Et pourtant je suis toujours demandeur d’emploi justement à cause de méthodes discriminatoires ‘bien à la Française’ qui priviliégie les diplômes et non l’expérience. Donc nos pauvres étudiants qui arrivent sur le marché du travail bardés de diplômes jusqu’aux dents n’ont pas forcément plus de compétences qu’un technicien ‘senior’. Ils n’ont également pas plus de chances de trouver un emploi malgré leur niveau d’études. Encore une fois arrêtons avec ces préjugés qui sont justement un frein à l’emploi et sont également des méthodes de discrimination sur l’age (cf.chomage des seniors) et les diplômes.

  6. bouarfa says:

    Merci à tous pour vos contributions. Je ferme ces commentaires en mettant en ligne l’étude comparative sur les caractéristiques des offres d’emploi françaises, britanniques et espagnoles que m’a envoyé Stéphane C. par email et que vous pouvez télécharger sur ce lien:
    http://www.gpcservices.com/bou.....emploi.pdf

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